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Besoins énergétiques régionaux

La consommation régionale d'énergie finale à climat réel est en augmentation en 2019 (+ 0,2 % par rapport à 2018), pour atteindre 169 049 GWh (données provisoires). Après une diminution de 1 % en 2017 et en 2018 par rapport aux années précédentes, la consommation d'énergie se stabilise donc, du fait notamment d'un léger rebond des besoins énergétiques dans les secteurs résidentiel et tertiaire mais également dans le secteur industriel.

Depuis 2010, la consommation régionale d'énergie finale à climat réel a diminué de 5,9 %.

Corrigée des variations climatiques, la consommation régionale d'énergie finale augmente de 0,4 % en 2019 par rapport à 2018 (données provisoires), après une hausse de 0,3 % en 2018 par rapport à 2017.

Depuis 2010, la consommation régionale d'énergie finale à climat de référence a diminué de 0,4 %.

LES DONNÉES SUR LA CONSOMMATION RÉGIONALE D'ÉNERGIE FINALE SONT CONSOLIDÉES JUSQU'EN 2016.
LES DONNÉES DES ANNÉES 2017 ET 2018 SONT SEMI-DÉFINITIVES.
LES DONNÉES DE L'ANNÉE 2019 SONT PROVISOIRES.

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Répartition par secteur : le transport et le résidentiel sont les premiers postes de consommation d'énergie finale

Les secteurs des transports et du résidentiel représentent, à eux deux, près de deux tiers de la consommation régionale d'énergie finale. L’importance des deux premiers secteurs en région s’explique par le caractère rural du territoire régional. Dans le cas du transport, il s’agit quasi exclusivement de consommation énergétique du mode routier, qui écrase tous les autres modes. Le poids du secteur résidentiel se justifie par les caractéristiques du parc de logements, a savoir en majorité des maisons individuelles relativement anciennes.

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Répartition par énergie : un poids important des produits pétroliers

Le mix énergétique régional est dominé par les produits pétroliers (41 % en 2019). Le poids du secteurs des transports, quasi-exclusivement dépendant de cette énergie, explique l'importance de ces consommations.

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Le léger recul de la consommation énergétique à climat réel observé depuis 2005 est une tendance globale marquée par une évolution « en dents de scie » sur les dernières années. En 2009, la baisse de la consommation est directement liée à celle observée sur le secteur industriel, due au repli économique. En 2010, 2011 et 2014, ce sont les conditions climatiques qui ont eu pour effet de tirer à la hausse, puis à la baisse, la consommation énergétique régionale. Il s’avère, en effet, que 2010 se place parmi les années les plus froides depuis 1975, tandis que 2011 et 2014 figurent parmi les années les plus chaudes depuis le début du XXIe siècle. Sur les 2 dernières années, les douceurs hivernales ont nettement réduit les besoins de chauffage dans les bâtiments, ce qui explique la majeure partie de la diminution de la consommation énergétique depuis 2016.

Analyse par secteur : une baisse généralisée, à l’exception du tertiaire et du transport de marchandises

À climat réel, la tendance observée sur la consommation régionale entre 2005 et 2019 cache un bilan plus contrasté entre les différents secteurs : les consommations énergétiques associées aux transport de marchandises ont augmenté depuis 2005, conséquence de la hausse du trafic de poids-lourds, tandis que celles du secteur tertiaire sont globalement stables. Tous les autres secteurs voient leurs consommations énergétiques diminuer, le secteur industriel étant celui pour lequel cette baisse est la plus marquée (baisse de l’activité industrielle, efficacité énergétique), et ce malgré le rebond observé en 2016.

Analyse par énergie : une baisse des énergies fossiles, une hausse de l’électricité et des énergies renouvelables thermiques

Le mix énergétique pour satisfaire les besoins de la consommation régionale s’est diversifié depuis 2005 : il est toujours dominé par les produits pétroliers, mais le poids de cette énergie dans le mix énergétique en 2019 est en recul de 7 points par rapport à 2005. Le poids du gaz dans le mix énergétique recule également, de 2 points sur les 14 dernières années, et de façon significative dans l’industrie et le résidentiel. Inversement, l’électricité et les énergies renouvelables thermiques progressent (+ 1 point et + 6 points), notamment dans le résidentiel et le tertiaire. Le bois-énergie bénéficie d’un intérêt globalement constant de la part des particuliers, et plutôt croissant de la part des secteurs de l’industrie et du tertiaire (installations automatiques au bois déchiqueté et au bois granulé). La part des biocarburants et des autres énergies augmente sensiblement du fait de la hausse des taux d’incorporation dans les produits pétroliers et du développement des réseaux de chaleur.

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