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Dépense énergétique

Le calcul de la dépense énergétique régionale permet de mesurer le poids des dépenses des secteurs liées à leur consommation d’énergie, que ce soit pour les besoins personnels des ménages ou pour les activités économiques. Cette dépense énergétique est estimée en croisant les données de consommations énergétiques avec les prix des énergies, en tenant compte du secteur considéré et des usages de l’énergie. Les abonnements sont pris en compte pour les consommations d’électricité et de gaz naturel. Le transit international de marchandises est comptabilisé dans le calcul de la facture.

Répartition de la dépense énergétique par secteur et par énergie

Source : AREC, SDES

Mise à jour : juillet 2020 (données juin 2020)

 

En 2018, la dépense énergétique régionale est en augmentation de 8,9 % par rapport à 2017 et s’élève à 18,4 milliards d’euros. Le secteur du transport et du bâtiment (résidentiel et tertiaire) supportent respectivement 50 % et 40 % de la dépense, loin devant l’industrie (7 %) ou l’agriculture, la forêt et la pêche (3 %). La part des abonnements pèse fortement dans la dépense du secteur du bâtiment, très gros consommateur d’électricité et de gaz naturel. Le poids du secteur du transport s’explique notamment par le prix des carburants, énergie la plus chère au kWh consommé.

La dépense énergétique régionale, essentiellement pétrolière et électrique, correspond aux usages carburants et chauffage des ménages. Les autres types d’énergies n’influencent que de façon marginale sur cette dépense énergétique, du fait de leurs niveaux de prix et de consommation nettement inférieurs.

Evolution de la dépense énergétique par secteur et par énergie

Source : AREC, SDES

Mise à jour : juillet 2020 (données juin 2020)

L’évolution de la dépense énergétique régionale sur les treize dernières années est marquée par une croissance soutenue de 2005 à 2008. Après la chute brutale en 2009, elle a repris sa forte progression pour atteindre un record en 2012 et 2013, avec une estimation à 17,8 milliards d’euros, puis a diminué sur les années 2014 et 2015, s'est stabilisée en 2016 avant de repartir à la hausse en 2017 puis en 2018, tirée par l'augmentation du prix des produits pétroliers.

Analyse par secteur :

Les secteurs les plus touchés par la hausse de leur dépense énergétique sont ceux ayant le plus recours au gaz naturel et à l’électricité, comme les secteurs résidentiel et tertiaire. Dans le tertiaire, où les consommations d’électricité sont de plus en plus importantes, la dépense énergétique a augmenté de 49 % sur les 13 dernières années. Dans le secteur résidentiel, la hausse est de 43 %. L’agriculture a également connu une augmentation de sa dépense énergétique entre 2005 et 2017 (47 %). Le secteur du transport est celui qui présente l'augmentation la moins élevée (34 %), mais c'est également le secteur sur lequel les évolutions annuelles sont les plus marquées, essentiellement du fait de la forte volatilité du prix des carburants à la pompe. Seul le secteur de l’industrie a vu sa dépense énergétique diminuer (-26 % sur la période), en lien avec les baisses de consommation d'énergie finale.

Analyse par énergie :

Sur la période 2005-2018, les énergies fossiles ont connu une volatilité des prix importante, comme le montre la chute des cours en 2009 et le pic de 2012. Cette importante hausse des prix sur 2009-2012 a été accompagnée d’une diminution de la consommation de produits pétroliers, notamment dans l’industrie et le bâtiment. Le tarif de l’électricité (avec abonnement), épargnée par la hausse générale du début du XXIe siècle, a néanmoins fortement progressé depuis 2011 pour atteindre une hausse de 50 % sur la période pour le résidentiel et le tertiaire. Pour le gaz naturel, la dépense énergétique entre 2005 et 2018 est stable, malgré la baisse de consommation de cette énergie.